Le combatif du 05/07/2014
Jens Voigt premier Combatif
Jens Voigt premier Combatif
1ère étape : samedi 5 juillet 2014
Leeds / Harrogate (190 km)

Le Jury, composé de Jean Montois (journaliste à l’AFP), Philippe Bouvet (journaliste à L’Équipe), Laurent Jalabert (ex-coureur et consultant chez France Télévisions et RTL) et Thierry Gouvenou (Président du Jury, ex-coureur, directeur sportif du Tour de France), a désigné Jens VOIGT (Trek Factory Racing, n°168) Combatif du jour.

Jens VOIGT (Trek Factory Racing, n°168)
42 ans, 1,90 ; 77kg

3 fois vainqueur d’étape sur le Tour de France, 2 fois vainqueur du Tour d’Allemagne (2006 et 2007).

Combatif et roublard, tels sont les adjectifs qui peuvent qualifier Jens Voigt au terme de cette première étape de la 101e édition du Tour. Le doyen du peloton a, dans les premiers hectomètres de l’étape, pris part à la toute première échappée de ce Tour de France 2014 aux côtés des Français Benoît Jarrier (Bretagne) et Nicolas Edet (Cofidis). Mais arrivé au sprint intermédiaire, l’Allemand, à l’expérience, a feint le sprint pour finalement fausser compagnie à ses compagnons d’échappée et poursuivre l’aventure en solitaire. Repris par le peloton à 60 km de l’arrivée, c’est tout de même à lui qu’est revenu l’honneur de fendre une foule impressionnante dans l’ascension
des côtes de Buttertubs puis de Grinton Moor… et d’être désigné premier Combatif de cette 101e édition. Le témoin de ses exploits sera le dossard distinctif rouge qu’il arborera dimanche lors de la 2e étape entre York et Sheffield.

Jens Voigt : « Un petit épisode, mais c’est mon épisode »
« Lorsque j’ai pris l’échappée, je me suis dit que j’allais d’abord me tester sur la première côte pour savoir si j’étais capable de batailler avec les deux autres coureurs. Et je me suis bien rendu compte que je n’avais pas la fraîcheur pour pouvoir sprinter. Alors j’ai choisi de partir tout seul, parce que c’était le seul moyen d’aller chercher ce maillot à pois. Mon corps n’a pas cessé de souffrir, mais je pensais bien sûr à ce qu’il y avait au bout, et c’est ce qui m’a fait tenir. Je n’ai peut-être plus le sprint nécessaire, mais en revanche j’ai encore un désir énorme de faire des choses. Alors je me suis dit ‘vas-y, fais le spectacle, fais quelque chose de dingue’. Au bout du compte, sur les trois semaines du Tour cela ne restera qu’un petit épisode, mais c’est mon épisode. »