Le combatif du 13/07/2014
9e étape : Tony MARTIN (OPQS) Combatif du jour
9e étape : Tony MARTIN (OPQS) Combatif du jour
9e étape : dimanche 13 juillet 2014
Gérardmer / Mulhouse (170 km)

Le Jury, composé de Jean Montois (journaliste à l’AFP), Philippe Bouvet (journaliste à L’Équipe), Laurent Jalabert (ex-coureur et consultant chez France Télévisions et RTL) et Thierry Gouvenou (Président du Jury, ex-coureur, directeur sportif du Tour de France), a désigné Tony MARTIN (Omega Pharma " Quick Step, n°75) Combatif du jour.

Tony MARTIN (Omega Pharma " Quick Step, n°75)
29 ans ; 1,86m ; 75kg ;
3 victoires d’étapes sur le Tour de France, triple champion du monde du contre-la-montre (2011, 2012 et 2013), vainqueur du Paris Nice 2011, triple vainqueur du Tour de Belgique (2012, 2013 et 2014).

Tony Martin est le meilleur rouleur du monde. Ses trois titres mondiaux en contre-la-montre en attestent et, s’il en était encore besoin, l’étape du jour est venue le confirmer. 20 km après le départ, il a répondu à une attaque d’Alessandro De Marchi (Cannondale) pour composer avec l’Italien le duo de tête. Mais à 59km de l’arrivée, l’Allemand a placé une accélération avant de livrer un numéro dont il a le secret. Seul pendant près d’une heure et demi de course, il n’a pas perdu une seconde sur ses poursuivants malgré deux obstacles de 1ère et 3e catégorie à franchir. Le coureur de la formation Omega Pharma Quick Step a éclaboussé la course de toute sa classe et récolte, comme Blel Kadri la veille, la victoire d’étape, le maillot à pois, et le Prix Antargaz de la Combativité.

Tony Martin : « J’ai inventé un deuxième chrono »
« Ce n’est pas mieux de gagner en ligne que sur un contre-la-montre, mais c’est spécial. J’avais déjà essayé sur le Tour de France, mais j’avais terminé 2ème au Mont Ventoux en 2009. La différence, c’est que j’ai eu davantage de temps pour profiter de ma victoire sur le final. Avec trois minutes d’avance, je savais que la course était entre mes mains. C’est une sensation incroyable, parce qu’en contre-la-montre je dois très souvent attendre pour savoir si j’ai gagné ou pas. Les organisateurs du Tour n’on mis qu’un seul chrono cette année, j’en ai inventé un deuxième. Nous étions avec De Marchi, et je lui ai dit qu’il pouvait aller prendre les points de la montagne. Mais il y avait 28 gars derrière nous, alors j’ai décidé d’y aller pleins gaz, quoi qu’il arrive. Un chrono de 60 km, ce n’était pas un problème pour moi. Je ne me suis jamais senti en manque d’énergie, je suis tout le temps resté dans ma zone de confort. J’ai une très bonne condition, et je suis très fier de ce que j’ai fait. Et cela montre aussi que nous avons une équipe très forte ».