Le combatif du 14/07/2014
10e étape : Tony MARTIN (OPQS) Combatif du jour
10e étape : Tony MARTIN (OPQS) Combatif du jour
10e étape : lundi 14 juillet 2014
Mulhouse / La Planche des Belles Filles (161,5 km)
Le Jury, composé de Jean Montois (journaliste à l’AFP), Philippe Bouvet (journaliste à L’Équipe), Laurent Jalabert (ex-coureur et consultant chez France Télévisions et RTL) et Thierry Gouvenou (Président du Jury, ex-coureur, directeur sportif du Tour de France), a désigné Tony MARTIN (Omega Pharma ��" Quick Step, n°75) Combatif du jour.

Tony MARTIN (Omega Pharma ��" Quick Step, n°75)
29 ans ; 1,86m ; 75kg ;
3 victoires d’étapes sur le Tour de France, triple champion du monde du contre-la-montre (2011, 2012 et 2013), vainqueur du Paris Nice 2011, triple vainqueur du Tour de Belgique (2012, 2013 et 2014).

C’est un nouveau numéro incroyable qu’a livré Tony Martin sur cette 10e étape. Alors qu’on s’attendait à le voir souffrir - comme Blel Kadri avant lui - et payer les efforts considérables consentis la veille pour s’adjuger la victoire à Mulhouse, le coureur de la formation Omega Pharma Quick Step a encore bluffé tout le monde ce lundi. Au courage, il a ramené son leader Michal Kwiatkowski dans le groupe de tête qui comptait 13 coureurs pour l’aider à aller chercher le maillot jaune. Avec la même générosité dans l’effort, l’Allemand a également contenu le peloton à lui seul pendant près de 80km pour éviter son retour. Si le Polonais ne revêtira finalement pas la tunique jaune, ne parvenant pas à suivre Nibali dans la dernière ascension, on ne pourra pas blâmer Tony Martin qui, après avoir passé la ligne d'arrivée à bout de force, devrait bien savourer la journée de repos offerte mardi aux coureurs.

Tony Martin : « Il y avait peut-être une chance »
« Ce n’était pas vraiment un plan. Mais après la première ascension, nous avons commencé à faire une bonne descente. Kwiatkowski était derrière moi, du coup je lui ai dit de garder ma roue et que nous allions tenter quelque chose pour lui faire gagner du temps au général. Il y avait peut-être une chance. Finalement ça n’a pas marché, mais il fallait essayer. Mon objectif, c’était de l’emmener jusqu’au pied de l’avant-dernière ascension, et je me suis donné à 100% pour y arriver. Une fois là-bas, je n’avais absolument plus aucune énergie. Heureusement que j’avais un braquet suffisamment petit, parce que j’aurais été obligé de m’arrêter. »